Prétendues apparitions de Kerizinen
Plounévez-Lochrist, Finistère · Bretagne
De 1938 aux années 1960, une paysanne du nord Finistère, Jeanne-Louise Ramonet, a consigné dans des cahiers des dizaines de messages qu’elle attribuait à la Vierge et au Christ. Cinq évêques successifs de Quimper et Léon ont refusé d’y reconnaître un caractère surnaturel.
Non reconnu
Refus constant de l’autorité diocésaine depuis l’origine. Mgr André Fauvel, évêque de Quimper et Léon, a déclaré le 12 octobre 1956 que rien ne permettait d’affirmer le caractère surnaturel des faits de Kerizinen, position réaffirmée en 1961 et 1973, puis confirmée après trois enquêtes canoniques en 1963, 1968 et 1974 ; les conclusions ont été approuvées par Rome en 1975. Le 31 août 2020, Mgr Laurent Dognin a redit qu’il ne reconnaît ni le caractère surnaturel des événements ni l’authenticité des messages attribués à Jeanne-Louise Ramonet entre 1938 et 1965, que Kerizinen n’est pas un lieu de pèlerinage reconnu par l’évêque de Quimper et Léon, et que la célébration du culte public, en particulier de l’eucharistie, n’y est pas autorisée.
Le récit
Les faits sont rapportés dans le hameau de Kerizinen, sur la commune de Plounévez-Lochrist, et la voyante en revendique plus de soixante-dix jusqu’à la fin des années 1960. Un petit oratoire est bâti en 1956, année même de la première déclaration négative de l’évêque, puis un plus grand en 1978. L’enquête de 1974, menée avec des experts en exégèse et en théologie, a relevé de nombreuses erreurs et incohérences dans les écrits présentés comme des messages, et les théologiens consultés ont été unanimes. Le dossier a été transmis à Rome en février 1975 et les conclusions pastorales de l’évêque ont été approuvées la même année. La voyante est morte en 1995.
Aujourd'hui
Le lieu subsiste avec ses oratoires et une fréquentation militante marginale, entretenue par des associations et des sites qui n’ont aucune reconnaissance ecclésiale. La prière privée y reste possible, mais le pèlerinage organisé et la célébration publique de la messe demeurent interdits par le diocèse. Aucun chiffre de fréquentation n’est disponible. Comme pour Dozulé, la fiche est conservée pour documenter le statut réel du lieu et éviter qu’il soit présenté comme un sanctuaire.
Fiche vérifiée le 2 septembre 2026. Un fait qui aurait changé depuis nous intéresse : signalez-le.
Sources consultées pour cette fiche :