Terre de Saints
Sanctuaire

Sanctuaire Notre-Dame de la Salette

Saint-Leu, La Réunion · Outre-mer

Chapelle bâtie à flanc de colline au-dessus de Saint-Leu, née d'un vœu fait pendant l'épidémie de choléra de 1859. C'est le pèlerinage le plus suivi de La Réunion, chaque 19 septembre.

Son histoire

En mars 1859, une épidémie de peste et de choléra frappe La Réunion, apportée par un navire, et fait environ 2 700 morts sur l'île. Le 10 avril 1859, le père Saissac, curé de Saint-Leu, ordonné prêtre le 19 septembre 1846, jour même de l'apparition mariale de La Salette en Isère, promet publiquement d'élever une chapelle à Notre-Dame de la Salette sur le morne dominant sa paroisse si celle-ci est épargnée. Les paroissiens s'y mettent aussitôt, aidés par les paroisses voisines, par l'île Maurice et par des matelots bretons qui se cotisent pour orner le sanctuaire. La chapelle est achevée deux mois après la promesse et Saint-Leu ne compte aucune victime, ce que les fidèles tiennent pour une protection. Le 19 septembre, date de la bénédiction de la chapelle, devient le rendez-vous annuel. Un chemin de croix de quatorze stations, aménagé en escaliers face à la baie, monte depuis l'église paroissiale jusqu'au sanctuaire.

Aujourd'hui

La fête s'étale sur une dizaine de jours : pèlerinage des malades début septembre, neuvaine du 10 au 18, procession aux flambeaux le soir du 18 et messe solennelle le 19 septembre à 10 heures, présidée par l'évêque, suivie d'un pèlerinage du troisième âge. Des marches nocturnes convergent vers Saint-Leu, partant vers 19 heures pour arriver au petit matin. Le 19 septembre 2024, la messe a été célébrée par Mgr Gilbert Aubry devant ce qu'Imaz Press décrit comme des milliers de fidèles. La communauté d'agglomération du Territoire de la Côte Ouest avance de son côté le chiffre d'environ 100 000 pèlerins par an sur sa fiche patrimoine, sans préciser l'année de comptage.

Ce que le lieu conserve

Le sanctuaire est dédié à Notre-Dame de la Salette, dont il reprend la dévotion iséroise ; la fiche patrimoniale du Territoire de la Côte Ouest mentionne deux miracles reconnus sur le site, en 1871 et 1899.

Figures associées

Marie