Sanctuaire Notre-Dame de Lumière
Goult, Vaucluse · Provence-Alpes-Côte d'Azur
En août 1661, un habitant de Goult infirme, Antoine de Nantes, a rapporté avoir vu une grande lumière et un enfant lumineux dans les ruines d’une ancienne chapelle du Luberon, et s’être trouvé guéri sur-le-champ. Le lieu, occupé par les Oblats de Marie Immaculée depuis 1837, est resté un sanctuaire marial provençal.
Culte autorisé
Mgr Jean-Baptiste de Sade de Mazan, évêque de Cavaillon, a fait recueillir en février 1663 les dépositions des nombreux témoins des phénomènes lumineux signalés sur les ruines de la chapelle, puis a consacré l’église le 13 septembre 1669 sous le titre de Notre-Dame de l’Éternelle Lumière. Le culte a donc été autorisé et organisé par l’évêque, sans jugement sur le caractère surnaturel des faits d’août 1661. Aucun acte diocésain récent n’a été retrouvé.
Le récit
Le site est un lieu de prière très ancien, chapelle mariale attestée depuis le haut Moyen Âge et ruinée pendant les guerres de Religion. Plusieurs villageois rapportent à l’été 1661 des phénomènes lumineux au-dessus des ruines, comparés à une pleine lune sortant des collines, ce qui donnera son nom au lieu. Après l’accord de l’évêque, le clergé et les paroissiens montent en procession le 1er octobre 1661 planter une croix de bois sur les ruines. Un petit sanctuaire est achevé et béni en juin 1663, et les carmes qui le desservent enregistrent plus de deux cents guérisons en moins de trois ans. Les Oblats de Marie Immaculée, fondés par Eugène de Mazenod, rachètent le sanctuaire en 1836 et en prennent possession en juin 1837.
Aujourd'hui
On y trouve l’église, la crypte du XVIIe siècle avec sa Vierge noire et ses ex-voto, une maison de retraites et une hôtellerie, le tout desservi par les Oblats, qui assurent aussi les paroisses alentour. Le pèlerinage annuel a lieu le 15 août, avec procession de la statue. Le sanctuaire n’a pas de site propre en ligne, l’ancienne adresse renvoyant désormais vers le diocèse d’Avignon. Aucun chiffre de fréquentation contemporain n’est publié : le seul disponible, environ 50 000 visiteurs, décrit l’apogée du pèlerinage au XIXe siècle.
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Sources consultées pour cette fiche :