Sanctuaire Notre-Dame de Miséricorde de Pellevoisin
Pellevoisin, Indre · Centre-Val de Loire
En 1876, Estelle Faguette, domestique de trente-deux ans donnée pour perdue, a rapporté quinze apparitions de la Vierge dans sa chambre, suivies de sa guérison. Pellevoisin est le seul lieu français à avoir reçu un nihil obstat au titre des normes vaticanes de 2024.
Nihil obstat (normes de 2024)
Nihil obstat accordé par le Dicastère pour la doctrine de la foi à la dévotion mariale du sanctuaire de Pellevoisin. Lettre du cardinal Víctor Manuel Fernández à Mgr Jérôme Beau, archevêque de Bourges, approuvée par le pape François le 22 août 2024 et rendue publique le 30 août 2024. Le Dicastère y rappelle qu’il n’est plus dans sa pratique de se prononcer sur le caractère surnaturel ou l’origine divine des faits, mais il estime que les paroles rapportées par Estelle Faguette laissent entrevoir une action de l’Esprit Saint, autorise les fidèles à y adhérer librement et recommande la dévotion. Ce n’est donc pas une reconnaissance des apparitions elles-mêmes.
Le récit
Gravement malade à l’automne 1875, Estelle Faguette écrit une lettre à la Vierge pour demander de guérir, moins pour elle que pour continuer à faire vivre ses parents âgés, et la dépose dans la grotte reconstituée du parc de ses employeurs. Dans la nuit du 14 au 15 février 1876, elle rapporte une première apparition qui lui annonce sa guérison, effective après la cinquième. Les rencontres se poursuivent jusqu’au 8 décembre de la même année, avec un thème central, la miséricorde, et une demande précise, la diffusion du scapulaire du Sacré-Cœur. Devenue tertiaire dominicaine, Estelle est morte à Pellevoisin en 1929 en maintenant son témoignage. Sa cause de béatification est ouverte.
Aujourd'hui
La chambre des apparitions, transformée en chapelle et couverte d’ex-voto, reste le cœur du sanctuaire, desservi aujourd’hui par une communauté religieuse au service du diocèse de Bourges. Le pèlerinage annuel se tient le dernier week-end d’août, avec marche vers la grotte de Montbel, procession nocturne du Saint-Sacrement et imposition du scapulaire. La fréquentation, estimée à une vingtaine de milliers de personnes par an avant 2024, devrait fortement augmenter, et la commune a lancé une étude d’aménagement en conséquence. L’année 2026 marque le cent cinquantenaire des apparitions.
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Sources consultées pour cette fiche :