Sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour
Rocamadour, Lot · Occitanie
Sanctuaire marial accroché à la falaise dominant le canyon de l'Alzou, dans le diocèse de Cahors, qui rassemble sept chapelles étagées au-dessus du village. On y monte pour prier devant la Vierge noire et pour la crypte de saint Amadour.
Son histoire
L'historique publié par le sanctuaire fait remonter à 1105 une première mention pontificale du pèlerinage, par le pape Pascal II. En 1152, l'abbé Géraud d'Escorailles lance l'agrandissement du sanctuaire pour absorber l'afflux de pèlerins. En 1166, la découverte près de la chapelle Notre-Dame d'un corps resté intact, identifié comme celui de l'ermite Amadour, donne au lieu une notoriété considérable. Un Livre des miracles rédigé en 1172 recense 126 faveurs attribuées à Notre-Dame de Rocamadour, et le pèlerinage devient une affaire nationale après la venue de Louis IX et de Blanche de Castille en 1244. Le sanctuaire est pillé en 1562 pendant les guerres de Religion : les restes de saint Amadour sont détruits et il n'en subsiste que des fragments. La relance vient du XIXe siècle, avec la construction en 1836 par l'abbé Caillau d'un bâtiment destiné aux prêtres et aux pèlerins, puis la reprise des pèlerinages diocésains.
Aujourd'hui
Rocamadour reste un sanctuaire diocésain, placé sous l'autorité de l'évêque de Cahors et desservi par des prêtres diocésains, avec messes, chapelet et vêpres quotidiens. Le calendrier suit les fêtes mariales tout au long de l'année : procession aux flambeaux le 14 août, messe de l'Assomption le 15, et semaine mariale du 5 au 8 septembre autour de la Nativité de la Vierge. Le site figure au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les chiffres de fréquentation qui circulent (de 400 000 à 1,5 million de visiteurs) proviennent de sources non officielles et divergent trop pour être repris ici.
Ce que le lieu conserve
Le sanctuaire affirme conserver les reliques de saint Amadour, ermite dont le corps fut trouvé intact en 1166 près de la chapelle Notre-Dame et qui est présenté comme un serviteur de la Vierge. Ces restes ont été brûlés lors du pillage de 1562 et seuls des fragments osseux subsistent, exposés dans la crypte Saint-Amadour, les reliques étant présentées dans la basilique Saint-Sauveur. La Vierge noire, statue de bois de noyer du XIIe siècle, n'est pas une relique mais l'objet central de la dévotion.
Les chemins qui passent ici
Via Arverna (chemin d'Auvergne), Chemin d'Amadour (de Soulac à Rocamadour) (GR 81), Voie de Rocamadour (variante du GR 65) (GR 6, GR 46 et GR 652) : Rocamadour est une étape majeure de ces itinéraires.
Figures associées
Amadour, Vierge Marie
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Sources consultées pour cette fiche :- www.sanctuairerocamadour.com/sanctuaire/presentation/
- www.sanctuairerocamadour.com/sanctuaire/histoire/historique-du-pelerinage/
- www.sanctuairerocamadour.com/sanctuaire/vierge-noire/
- www.villes-sanctuaires.com/villes-sanctuaires/rocamadour/pelerinage
- www.vallee-dordogne.com/rocamadour/decouvrir/le-sanctuaire-de-rocamadour