Terre de Saints
Corps saint Jean-Marie Vianney

Corps de saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars

Basilique Saint-Sixte d'Ars, chapelle de la châsse · Ars-sur-Formans, Ain

Le corps du curé d'Ars est exposé dans une châsse de bronze doré, au-dessus de l'autel de la chapelle de la châsse, dans la basilique Saint-Sixte. Le visage est recouvert d'un masque de cire sculpté à son effigie ; le cœur, prélevé lors de la reconnaissance de 1904, est conservé à part dans une chapelle voisine.

Ce que l'on voit

Dans la chapelle latérale bâtie pour l'accueillir, le corps repose étendu, revêtu d'ornements sacerdotaux et d'un surplis, à l'intérieur d'une grande châsse de bronze doré vitrée, surélevée au-dessus de l'autel. Le visage que voient les pèlerins n'est pas la peau du saint : c'est un masque de cire modelé à sa ressemblance, posé sur le visage lors de la préparation du corps pour l'exposition. Le reste du corps est couvert par les vêtements liturgiques. Le cœur ne se trouve pas dans cette châsse, mais dans la chapelle du Cœur, bâtiment distinct du sanctuaire.

Son histoire

Jean-Marie Vianney meurt à Ars le 4 août 1859 et est inhumé dans son église. Le procès de béatification conduit à l'exhumation du corps le 17 juin 1904 : le procès-verbal décrit un corps entier, les membres en place, sans odeur, mais d'une coloration noirâtre sur toute la surface, un peu moins marquée au visage. C'est au cours de cette reconnaissance que le thorax est ouvert et que le cœur est prélevé pour être conservé séparément. Le corps est ensuite exposé dans une châsse, à la suite de la béatification prononcée par Pie X le 8 janvier 1905. Après la canonisation par Pie XI le 31 mai 1925, une nouvelle châsse est offerte par les prêtres de France : exécutée en 1925 en bronze doré, elle est due à l'architecte Sainte-Marie-Perrin, à l'orfèvre lyonnais Amédée Cateland et aux sculpteurs Louis Castex, Jean Larrivé et Louis Prost. Elle mesure 2,50 m de haut sur 2 m de large et 85 cm de profondeur, et a été inscrite au titre des monuments historiques comme objet le 29 juin 2016.

Ce que l'on sait de son authenticité

La reconnaissance du 17 juin 1904 est l'acte de référence : elle constate un corps entier et sans putréfaction apparente, tout en décrivant un noircissement général des tissus. Les publications du sanctuaire et la littérature dévotionnelle retiennent la formule d'un corps non corrompu ; le procès-verbal, lui, mentionne aussi cette coloration et des signes de dessiccation. Les deux constats sont à rapporter ensemble, sans trancher la question de l'incorruptibilité. La présence du masque de cire sur le visage, elle, n'est pas contestée : elle est expliquée par le souci de rendre le corps supportable au regard des pèlerins. L'auteur et la date exacte de ce masque ne sont pas documentés dans les sources consultées. Des ossements ont par ailleurs été prélevés et distribués, notamment un radius conservé à Dardilly, sa commune natale, et un petit reliquaire d'argent doré et émaux, portant l'inscription ex ossibus, exécuté entre 1905 et 1907 par l'atelier lyonnais Armand-Calliat et conservé au presbytère d'Ars.

Depuis quand elle est là

Le corps est présent à Ars depuis l'inhumation de 1859 et exposé publiquement dans une châsse depuis 1904 et 1905, dans la châsse actuelle depuis 1925.

Le reliquaire

Châsse-reliquaire en bronze doré exécutée en 1925, offerte par les prêtres de France pour la canonisation : architecte Sainte-Marie-Perrin, orfèvre Amédée Cateland, sculpteurs Louis Castex, Jean Larrivé et Louis Prost. Hauteur 250 cm, largeur 200 cm, profondeur 85 cm. Inscrite au titre objet des monuments historiques le 29 juin 2016.

La voir

La châsse est visible en permanence aux heures d'ouverture de la basilique, ouverte tous les jours, de 6h30 à 20h30 en été et de 6h30 à 20h en hiver. Le corps n'est pas porté en procession.

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