Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
Basilique Saint-Louis-Marie-Grignion-de-Montfort · Saint-Laurent-sur-Sèvre, Vendée
Le corps de Louis-Marie Grignion de Montfort repose à Saint-Laurent-sur-Sèvre, à l'endroit même où il fut déposé en 1717, aujourd'hui englobé dans la basilique construite autour du tombeau. La bienheureuse Marie-Louise Trichet, cofondatrice des Filles de la Sagesse, est inhumée à côté de lui.
Ce que l'on voit
Dans le bras gauche du transept, le tombeau de pierre est surmonté d'un ciborium de pierre blanche porté par des colonnes de marbre vert des Pyrénées, dû à l'architecte angevin Rouillard. Il abrite le double tombeau de Montfort et de Marie-Louise Trichet, dont l'orientation a été modifiée en 1992. L'ancienne chapelle de la Vierge de l'église paroissiale, où le corps avait été déposé, a disparu dans la reconstruction, mais le tombeau est resté à sa place exacte. Une épitaphe latine attribuée à M. Blain et une plaque de marbre envoyée par le grand vicaire de Nantes M.-L. Barrin accompagnent la sépulture.
Son histoire
Louis-Marie Grignion de Montfort meurt à Saint-Laurent-sur-Sèvre le 28 avril 1716, à quarante-trois ans, au cours d'une mission paroissiale. Il avait demandé par testament d'être enterré au cimetière et que son cœur fût placé sous le marchepied de l'autel de la Vierge ; ses vœux ne furent pas suivis et son corps entier fut déposé dans la chapelle de la sainte Vierge de l'église paroissiale. Le 12 novembre 1717, le corps est exhumé pour recevoir une sépulture plus honorable et le tombeau est transféré à l'emplacement qu'il occupe toujours. Le pèlerinage y est ininterrompu dès le lendemain de sa mort, au point que les fidèles détachaient de la poussière du tombeau. Après un décret romain de novembre 1886, l'évêque de Luçon procède le 18 août 1887, entouré d'un tribunal ecclésiastique et des supérieurs généraux des communautés montfortaines, à l'ouverture solennelle du tombeau, à l'identification des restes et au prélèvement de reliques en vue de la béatification, prononcée par Léon XIII le 22 janvier 1888. La construction d'une grande église autour du tombeau commence aussitôt, la première pierre étant posée le 30 septembre 1889 ; crypte, abside, transept et clocher sont achevés en 1892, la nef seulement entre 1939 et 1949. Le ciborium est inauguré et béni le 28 avril 1922 par Mgr Garnier, évêque de Luçon. Montfort est canonisé par Pie XII le 20 juillet 1947, et l'édifice consacré puis élevé au rang de basilique mineure par Jean XXIII au début des années 1960.
Les restes ont fait l'objet de reconnaissances canoniques répétées, la dernière et la mieux documentée étant celle du 18 août 1887, conduite par l'évêque de Luçon avec un tribunal ecclésiastique et des témoins, qui a servi de base à la béatification. Dans sa lettre pastorale du 8 mai 1888, l'évêque de Luçon évoque explicitement les ossements tirés du tombeau quelques mois plus tôt. Aucune analyse scientifique moderne des restes n'a été publiée. Les sources consultées ne signalent pas d'atteinte au tombeau pendant la Révolution, la Vendée militaire ayant conservé le site ; en revanche, la dévotion populaire du XVIIIe siècle a prélevé sur la sépulture des fragments et de la poussière, ce qui rend impossible d'affirmer que le contenu soit resté intact.
Depuis quand elle est là
La sépulture est documentée sans interruption depuis avril 1716, et sa localisation actuelle depuis la translation du 12 novembre 1717 : la basilique a été bâtie autour du tombeau, qui n'a jamais été déplacé. Les procès-verbaux d'ouverture de 1717 et de 1887 en constituent les jalons juridiques.
Le reliquaire
Tombeau de pierre surmonté d'un ciborium en pierre blanche à colonnes de marbre vert des Pyrénées, œuvre de l'architecte Rouillard, d'Angers, inauguré et béni le 28 avril 1922 par Mgr Garnier, évêque de Luçon ; tombeaux réorientés en 1992 avant la béatification de Marie-Louise Trichet en 1993.
La voir
Le tombeau est accessible librement dans la basilique, dont l'entrée est gratuite. Vie liturgique quotidienne, avec laudes et eucharistie en semaine à la crypte et messes dominicales dans la basilique. Un pèlerinage diocésain et montfortain est organisé chaque année ; Jean-Paul II s'est rendu au tombeau en 1996.
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Sources consultées pour cette fiche :- www.basiliquemontfort.com/basilique-histoire-visite/
- www.basiliquemontfort.com/pelerinage/
- www.montfortian.info/archive/files/St.-Louis-Marie-de-Montfort--BOUTIN.pdf
- fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Louis-Marie-Grignion-de-Montfort_de_Saint-
- tourisme.egliseenvendee.fr/basilique-saint-louis-marie-grignion-de-montfort/