Terre de Saints
Corps saint Sainte Jeanne Jugan, en religion sœur Marie de la Croix

Sainte Jeanne Jugan

Crypte de la chapelle de La Tour Saint-Joseph, maison mère des Petites Sœurs des Pauvres · Saint-Pern, Ille-et-Vilaine

Le corps de Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, repose depuis 1936 dans la crypte de la chapelle de La Tour Saint-Joseph, à Saint-Pern, maison mère de la congrégation. Elle avait d'abord été inhumée dans le cimetière de la communauté, sur le même domaine.

Ce que l'on voit

Sous la chapelle de la maison mère, la crypte abrite le tombeau de granit où repose la fondatrice, au milieu d'autres sépultures dont celle d'une bienfaitrice de la maison. La chambre où Jeanne Jugan a vécu ses dernières années, située face à la chapelle, se visite également. Le domaine, acquis en 1856, couvre une quarantaine d'hectares.

Son histoire

Née à Cancale le 25 octobre 1792, Jeanne Jugan fonde à Saint-Servan, durant l'hiver 1839, l'œuvre qui deviendra les Petites Sœurs des Pauvres, après avoir recueilli une vieille femme aveugle et abandonnée. Écartée de la direction de sa congrégation, elle passe ses dernières décennies à La Tour Saint-Joseph, à Saint-Pern, où elle meurt en août 1879, à quatre-vingt-six ans. Elle est d'abord inhumée dans le cimetière de la communauté. Le procès diocésain en vue de sa béatification s'ouvre en 1935 ; son corps est exhumé le 5 mars 1936 et déposé le 16 mars suivant dans la crypte de la chapelle, dans un tombeau de granit primitivement destiné à madame Féburier, épouse d'un bienfaiteur qui repose dans la même crypte. La translation est faite à la demande de Mgr René-Pierre Mignen, archevêque de Rennes. La cause est introduite à Rome le 10 juillet 1970, et Jean-Paul II la béatifie le 3 octobre 1982. Benoît XVI la canonise à Rome le 11 octobre 2009, après la reconnaissance de la guérison d'un anesthésiste américain atteint d'un cancer de l'œsophage.

Ce que l'on sait de son authenticité

L'identification ne pose pas de difficulté particulière : la sépulture est restée sur le domaine de la congrégation, sous la garde de la communauté, entre l'inhumation de 1879 et l'exhumation du 5 mars 1936, laquelle s'inscrit dans le cadre du procès diocésain de béatification ouvert l'année précédente. Aucune analyse scientifique n'a été publiée et n'était requise. Les sources divergent d'un jour sur la date de la mort, la notice de la congrégation indiquant le 28 août 1879 et d'autres notices le 29 août, date à laquelle la fête liturgique est célébrée.

Depuis quand elle est là

La présence du corps sur le domaine de La Tour Saint-Joseph est continue depuis l'inhumation de 1879 ; la présence dans la crypte de la chapelle est documentée depuis le 16 mars 1936, date de la déposition rapportée par la congrégation elle-même. La chapelle avait été construite à partir de 1868 par l'architecte rennais Jacques Mellet et consacrée le 5 septembre 1869.

Le reliquaire

Tombeau de granit dans la crypte de la chapelle de la maison mère, réemployé en 1936 ; il avait été destiné à l'origine à madame Féburier, bienfaitrice de la maison.

La voir

La crypte est accessible dans le cadre du parcours de pèlerinage proposé par la maison mère, qui comporte plusieurs stations dans la chapelle et se termine par la visite du tombeau ; la chambre de Jeanne Jugan se visite aussi. Fête liturgique le 29 août.

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