Terre de Saints
Lieu d'apparition

Prétendues apparitions de Dozulé

Dozulé, Calvados · Normandie

Entre 1972 et 1978, une mère de famille du Calvados, Madeleine Aumont, a rapporté quarante-neuf visions du Christ lui demandant d’ériger une croix lumineuse de 738 mètres. L’Église a rejeté ces prétendues apparitions, définitivement en 2025.

Statut ecclésial

Non reconnu

Déclaration de non-surnaturalité, la conclusion la plus négative de l’échelle du Dicastère pour la doctrine de la foi. Le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère, a adressé le 3 novembre 2025 à Mgr Jacques Habert, évêque de Bayeux et Lisieux, la lettre « L’unique Croix du salut », approuvée par le pape Léon XIV, demandant de déclarer définitivement non surnaturels et sans origine divine les faits dits de la haute butte de Dozulé. Mgr Habert a publié le décret correspondant le 5 décembre 2025 : la promotion des messages et la célébration du culte ou d’œuvres de piété sur place ne sont pas autorisées par l’Église catholique. Ses prédécesseurs, à commencer par Mgr Jean Badré, avaient déjà refusé toute reconnaissance et interdit les pèlerinages en décembre 1985.

Le récit

La première vision est datée du 28 mars 1972 au lieu-dit la Haute Butte, et le curé du village accrédite d’abord le récit. Le message porte sur une croix glorieuse aux dimensions démesurées, dont les proportions sont dictées à la voyante, et sur un retour imminent du Christ. Un mouvement se structure à partir de 1982 avec l’association des Amis de la Croix glorieuse, qui organise des pèlerinages et collecte des fonds, et le phénomène culmine à la fin des années 1990. La croix n’a jamais été construite, mais des centaines de répliques au centième ont été plantées en France et en Europe, le plus souvent sans autorisation diocésaine. La lettre romaine de 2025 explique le refus par des motifs doctrinaux précis : la croix demandée redouble indûment le signe unique de la Croix du Calvaire et les messages laissent entendre un pardon automatique qui contredit la doctrine des sacrements.

Aujourd'hui

Il n’y a pas de sanctuaire ni de site officiel : le lieu n’est pas un lieu de pèlerinage reconnu, et l’évêque a demandé aux fidèles de cesser de s’y rendre. En août 2026, le diocèse a fait détruire le bassin dit de purification construit en 1984 sur un terrain lui appartenant, et il ne souhaite plus aucun rassemblement ni aucune promotion sur place. Les sites et associations qui continuent d’en faire la publicité sont le fait de partisans, sans reconnaissance ecclésiale. La fiche est maintenue ici précisément parce qu’une carte des lieux saints doit pouvoir dire ce qui n’est pas reconnu.