Sanctuaire Notre-Dame du Laus
Saint-Étienne-le-Laus, Hautes-Alpes · Provence-Alpes-Côte d'Azur
Bergère des Hautes-Alpes, Benoîte Rencurel a dit voir la Vierge Marie pendant cinquante-quatre ans, de 1664 jusqu’à sa mort en 1718. Le vallon du Laus est devenu un sanctuaire consacré à la réconciliation, avec une basilique et un vaste dispositif d’accueil.
Caractère surnaturel reconnu
Décret de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, du 4 mai 2008, reconnaissant l’origine surnaturelle des apparitions et des faits vécus et rapportés par Benoîte Rencurel entre 1664 et 1718. Le décret conclut une commission canonique ouverte en juin 2005, dont la synthèse a été remise à l’évêque en janvier 2007 puis soumise à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le texte intégral du décret n’est pas publié en ligne : seule la formule de reconnaissance est reprise par les sources ecclésiales.
Le récit
Les premières apparitions ont lieu au printemps 1664 au vallon des Fours, alors que Benoîte Rencurel, dix-sept ans, garde ses bêtes. Fin août, la Dame se nomme, puis oriente la bergère vers la chapelle de Bon Rencontre, au hameau du Laus, où les rencontres se poursuivront pendant des décennies. La demande est double : la conversion des pécheurs, et la construction d’une église flanquée d’une maison pour des prêtres chargés de recevoir et de confesser les pèlerins. L’église est bâtie de 1666 à 1669 avec des dons de gens pauvres, et l’affluence est immédiate. Benoîte Rencurel a été interrogée plusieurs fois de son vivant par l’autorité ecclésiastique, notamment par l’archevêque d’Embrun en décembre 1671, mais la reconnaissance formelle n’est intervenue qu’en 2008.
Aujourd'hui
Le sanctuaire réunit la basilique Notre-Dame du Laus, la chapelle primitive, des maisons d’accueil pour retraites et pèlerinages diocésains, et une dévotion propre au lieu, l’huile du Laus. La confession y tient une place centrale, conformément au message reçu par la bergère. Le Laus fonctionne sur un calendrier de temps forts répartis dans l’année plutôt que sur un pèlerinage unique. Les chiffres de fréquentation qui circulent, de 120 000 à plus de 200 000 personnes par an, ne sont publiés ni par le sanctuaire ni par le diocèse.
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Sources consultées pour cette fiche :