Terre de Saints
Lieu d'apparition

Sanctuaire Notre-Dame de Toute Aide de Querrien

La Prénessaye, Côtes-d’Armor · Bretagne

Le 15 août 1652, une bergère sourde et muette de onze ans, Jeanne Courtel, a dit voir la Vierge et a recouvré la parole au même instant, puis a fait exhumer une statue ancienne à l’endroit désigné. La chapelle bâtie sur place est le principal lieu d’apparition mariale de Bretagne.

Statut ecclésial

Culte autorisé

Mgr Denis de La Barde, évêque de Saint-Brieuc, s’est rendu à Querrien le 11 septembre 1652, a interrogé la voyante et les témoins en leur faisant confirmer leurs déclarations sous serment, a donné un avis favorable et a décidé la construction d’une chapelle et l’organisation du culte, dont il est venu bénir la première pierre à la fin du même mois. En 1656, il y a institué quatre chapellenies. Il ne s’agit pas d’un décret moderne de reconnaissance du caractère surnaturel, catégorie qui n’existait pas alors : la formule exacte est un avis épiscopal favorable assorti de l’érection du culte. Le lieu a été érigé en sanctuaire diocésain au début des années 2000, les sources hésitant entre 2002 et 2005.

Le récit

L’enfant rapporte que la Dame lui a demandé un agneau, puis qu’une chapelle soit construite au centre de Querrien pour que les pèlerins puissent venir en foule. La guérison instantanée d’une double infirmité connue de tout le village pèse lourd dans la suite des événements. D’autres visions, les jours suivants, la conduisent à faire creuser près d’une source, où une statue de bois de la Vierge est mise au jour. L’évêque de Saint-Brieuc nomme deux enquêteurs, puis vient lui-même vérifier les témoignages en septembre. Jeanne Courtel s’est mariée, a eu cinq enfants, et est morte à Querrien en 1703 ; sa pierre tombale est visible dans le transept de la chapelle.

Aujourd'hui

Le sanctuaire diocésain, surnommé le petit Lourdes breton, vit au rythme de quatre pardons : le 15 août, le grand pardon du dimanche qui suit le 8 septembre, celui du Rosaire en octobre et celui du 8 décembre. Le grand pardon de septembre commémore précisément la venue de l’évêque le 11 septembre 1652. La statue a été couronnée canoniquement le 14 août 1950 devant plus de vingt mille personnes, et la chapelle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2020. L’accueil est assuré depuis 2023 par des laïcs missionnés par le diocèse ; l’estimation de 70 000 à 100 000 pèlerins par an ne repose pas sur un comptage publié.

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Sources consultées pour cette fiche :