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Sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray

Sainte-Anne-d'Auray, Morbihan · Bretagne

Premier lieu de pèlerinage de Bretagne, né des apparitions de sainte Anne à un laboureur du Morbihan au XVIIe siècle. On y vient pour la basilique néogothique, la statue vénérée et le Grand Pardon de juillet.

Son histoire

Yves Nicolazic, laboureur né le 3 avril 1591 dans la paroisse de Pluneret, rapporte à partir d'août 1623 des manifestations lumineuses et la visite d'une femme se présentant comme Anne, mère de Marie. Dans la nuit du 7 mars 1625, guidé par une torche selon le récit repris par le diocèse de Vannes, il conduit son beau-frère et quatre voisins au champ du Bocenno, où ils exhument une vieille statue de bois représentant sainte Anne, encore reconnaissable malgré son long séjour en terre. La première messe est célébrée sur place le 26 juillet 1625 et une chapelle s'élève après l'accord de l'autorité ecclésiastique, lançant un pèlerinage organisé. La Révolution frappe le sanctuaire : la statue est enlevée et brûlée en 1794, la chapelle n'étant rendue au culte qu'en août 1802. L'afflux des pèlerins impose ensuite un édifice plus vaste, et la basilique néogothique est construite entre 1866 et 1877 sur les plans de l'architecte Deperthes, sa tour de 70 mètres couronnée d'une statue de sainte Anne. Nicolazic et Pierre de Keriolet, autre figure marquante du lieu, sont inhumés dans la basilique.

Aujourd'hui

Le sanctuaire, au 9 rue de Vannes, demeure le principal pèlerinage breton et a reçu la visite de Jean-Paul II le 20 septembre 1996. Le Grand Pardon se tient chaque année les 25 et 26 juillet, autour de la fête de sainte Anne : premières vêpres et procession aux flambeaux le 25 au soir, messe pontificale solennelle le 26, sacrement de réconciliation et musique bretonne, notamment la bombarde. Le sanctuaire annonce sur son site, consulté en septembre 2026, environ 20 000 pèlerins sur ces deux journées. Il propose par ailleurs demandes de messes à distance, accueil de groupes et organisation de pèlerinages tout au long de l'année.

Ce que le lieu conserve

Le sanctuaire ne revendique pas de tombeau : la dévotion se porte sur la statue de sainte Anne mise au jour en 1625. Brûlée à Vannes en 1794, elle aurait laissé un fragment sauvé par un témoin, intégré depuis à la statue de bois doré sculptée en 1825 et vénérée dans la basilique.

La relique d'ici

  • Fragment

    Relique du bras de sainte Anne

    Le sanctuaire breton conserve un fragment d'os présenté comme provenant du bras de sainte Anne, offert en 1639 par Louis XIII et Anne d'Autriche. Il est exposé dans un reliquaire en forme d'hermine fixé depuis 1890 sur l'autel de Sainte-Anne.

Figures associées

Anne (mère de la Vierge Marie), Yves Nicolazic

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Sources consultées pour cette fiche :