Relique du bras de sainte Anne
Basilique et sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray · Sainte-Anne-d'Auray, Morbihan
Le sanctuaire breton conserve un fragment d'os présenté comme provenant du bras de sainte Anne, offert en 1639 par Louis XIII et Anne d'Autriche. Il est exposé dans un reliquaire en forme d'hermine fixé depuis 1890 sur l'autel de Sainte-Anne.
Ce que l'on voit
La relique est un fragment osseux, et non un bras entier. Elle est présentée dans un reliquaire ostensoir en forme d'hermine, emblème de la Bretagne, fixé sur le pilier gauche de l'autel de Sainte-Anne depuis 1890. Le sanctuaire abrite par ailleurs un trésor de plusieurs milliers d'objets liturgiques et reçoit plus de 800 000 visiteurs et pèlerins par an, ce qui en fait le troisième pèlerinage de France.
Son histoire
Entre 1623 et 1625, le laboureur Yvon Nicolazic déclare des apparitions de sainte Anne au village de Keranna, en Pluneret, et met au jour une statue enfouie : le sanctuaire naît de cet épisode. En 1639, en reconnaissance de la naissance du dauphin, le couple royal offre à la jeune chapelle un reliquaire contenant un fragment attribué à sainte Anne. La tradition fait venir cette relique de Constantinople en 1223 et la rattache à la cathédrale Sainte-Anne d'Apt, en Provence, qui revendique de longue date les reliques de la sainte. Sous la Révolution, la statue découverte par Nicolazic est abattue et brûlée à Vannes ; un témoin sauve du feu un morceau calciné, un fragment sculpté en forme de tête. En 1825, le sculpteur Barrême d'Ancenis réalise une nouvelle statue de bois doré à la feuille, dans le socle de laquelle ce fragment brûlé est enchâssé ; elle prend place au retable de l'autel de Dévotion, dans le transept sud. En 1890, le reliquaire en forme d'hermine est fixé à sa place actuelle. Jean-Paul II s'est rendu au sanctuaire en septembre 1996.
Le sanctuaire présente cette relique comme un fragment du bras de sainte Anne, mais les descriptions varient selon les sources : plusieurs parlent d'un fragment d'os du bras, d'autres d'une phalange de doigt donnée par Anne d'Autriche. Sa provenance revendiquée, Constantinople en 1223 puis la cathédrale d'Apt, relève d'une tradition et non d'une chaîne documentaire vérifiée. Ce que la Révolution a détruit ici n'est pas la relique mais la statue primitive de sainte Anne, brûlée à Vannes ; ce qu'on en voit aujourd'hui est un fragment calciné inséré dans le socle de la statue de 1825, laquelle n'est donc pas l'original.
Depuis quand elle est là
La présence de la relique au sanctuaire est documentée depuis le don royal de 1639 ; sa présentation dans le reliquaire actuel remonte à 1890.
Le reliquaire
Reliquaire ostensoir en forme d'hermine, fixé depuis 1890 sur le pilier gauche de l'autel de Sainte-Anne ; le reliquaire d'origine avait été offert par la reine Anne d'Autriche en 1639.
La voir
Grand Pardon les 25 et 26 juillet : procession solennelle des reliques de sainte Anne, baiser de la relique, vénération de la fontaine miraculeuse et montée de la Scala Sancta. L'édition 2026 est présidée par Mgr Matthieu Dupont, évêque de Laval.
Fiche vérifiée le 2 septembre 2026. Une ostension, un transfert ou une expertise récente nous intéressent : signalez-les.
Sources consultées pour cette fiche :