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Corps saint Vincent de Paul

Corps de saint Vincent de Paul

Chapelle Saint-Vincent-de-Paul de la maison-mère des Lazaristes · Paris, Paris

La chapelle de la maison-mère de la Congrégation de la Mission, au 95 rue de Sèvres dans le 6e arrondissement, conserve les restes de saint Vincent de Paul, mort en 1660. Ils sont présentés dans une grande châsse d'argent suspendue au-dessus du maître-autel depuis la translation du 25 avril 1830.

Ce que l'on voit

Au-dessus du maître-autel, une châsse d'argent d'environ 2,25 mètres de long et 65 centimètres de large, richement ornée de sculptures d'orfèvrerie, laisse voir un gisant revêtu des ornements sacerdotaux. Ce que l'on aperçoit n'est pas un corps conservé: le squelette du saint a été habillé d'une figure de cire, le visage et les mains ayant été modelés pour donner l'apparence d'un prêtre endormi. Une croix est placée entre ses mains; la tradition de la congrégation y voit celle avec laquelle Vincent de Paul aurait administré l'extrême-onction à Louis XIII mourant. La châsse étant en hauteur, la vénération se fait à distance depuis la nef.

Son histoire

Vincent de Paul meurt le 27 septembre 1660 dans la maison de Saint-Lazare, siège de la Congrégation de la Mission qu'il avait fondée en 1625, et y est inhumé. Une reconnaissance conduite en 1712, cinquante-deux ans après la mort, décrit un corps encore largement conservé à l'exception des yeux et du nez; en 1737, année de la canonisation par Clément XII le 16 juin, il ne subsiste plus que le squelette, après la béatification du 13 août 1729 par Benoît XIII. La Révolution chasse les lazaristes de Saint-Lazare et disperse leurs biens, mais les reliques sont soustraites et cachées; la congrégation se réinstalle au 95 rue de Sèvres en 1817. La première pierre de la chapelle actuelle est posée le 17 août 1826 et l'édifice est inauguré le 1er novembre 1827. Une souscription publique finance la châsse d'argent commandée à l'orfèvre Jean-Baptiste-Claude Odiot, et le 25 avril 1830 une procession solennelle, à laquelle prend part le roi Charles X, conduit les reliques depuis Notre-Dame jusqu'à la chapelle, où la châsse est installée au-dessus du maître-autel.

Ce que l'on sait de son authenticité

La conservation est appuyée sur des reconnaissances canoniques échelonnées, dont celles de 1712 et de 1737, dont les relations décrivent l'état des restes et signalent explicitement la réduction du corps à l'état de squelette. La congrégation ne présente donc pas saint Vincent de Paul comme un corps préservé, et l'apparence de sommeil que donne le gisant tient entièrement à la figure de cire posée sur le squelette au moment de la mise en châsse du XIXe siècle. La translation de 1830, publique et surveillée par l'autorité diocésaine ainsi que par la cour, constitue le point de rattachement documentaire le plus solide. Le cœur du saint est conservé séparément à la chapelle du 140 rue du Bac et fait l'objet d'une notice distincte.

Depuis quand elle est là

Présence documentée au 95 rue de Sèvres depuis la translation solennelle du 25 avril 1830. La chaîne antérieure est documentée depuis l'inhumation de 1660 à Saint-Lazare, avec les reconnaissances de 1712 et de 1737 et la mise à l'abri révolutionnaire.

Le reliquaire

Châsse d'argent de l'orfèvre Jean-Baptiste-Claude Odiot, financée par souscription, longue d'environ 2,25 mètres et large de 65 centimètres, placée au-dessus du maître-autel le 25 avril 1830.

La voir

Ostension permanente, la châsse restant visible depuis la nef aux heures d'ouverture de la chapelle, généralement du lundi au samedi le matin et l'après-midi et le dimanche en matinée. Fête liturgique le 27 septembre.

Ailleurs, du même saint

Les reliques d'un saint sont souvent dispersées, et plusieurs lieux revendiquent parfois la même. Nous les présentons côte à côte sans trancher.

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