Cœur de saint Vincent de Paul
Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse · Paris, Paris
Le cœur de saint Vincent de Paul, prélevé après sa mort en 1660, est conservé séparément de son corps, au 140 rue du Bac, dans la chapelle des Filles de la Charité. Le reliquaire est exposé au-dessus de l'autel dédié au saint, à quelques centaines de mètres de la châsse qui abrite ses ossements rue de Sèvres.
Ce que l'on voit
On voit un reliquaire d'orfèvrerie contenant le cœur du saint, dressé au-dessus de l'autel latéral qui lui est dédié, dans la chapelle où reposent également sainte Catherine Labouré et sainte Louise de Marillac. Le cœur n'est pas recouvert de cire ni habillé d'une effigie: c'est une relique d'organe présentée comme telle, visible à travers le reliquaire. Cette relique est mobile et a été prêtée pour des pèlerinages hors les murs, notamment à partir du 25 janvier 2017 pour un périple international de la famille vincentienne.
Son histoire
Le cœur de Vincent de Paul est prélevé immédiatement après sa mort, survenue le 27 septembre 1660, et la duchesse d'Aiguillon, bienfaitrice de ses œuvres, offre un reliquaire d'argent pour le recevoir. Lors de la béatification du 13 août 1729, le corps et le cœur sont exposés ensemble à Saint-Lazare pour la fête du bienheureux. Le 13 juillet 1789, à la veille des troubles parisiens, le supérieur général Cayla confie la relique à son assistant, qui parvient à l'emporter à Turin dissimulée dans un livre creusé. La relique revient en France à Lyon le 1er janvier 1805, à la demande du cardinal Fesch. Elle est ensuite ramenée à Paris, où elle est habituellement exposée au-dessus de l'autel dédié à saint Vincent de Paul dans la chapelle du 140 rue du Bac, tandis que les ossements demeurent rue de Sèvres depuis 1830.
La séparation du cœur et du corps est un usage courant du XVIIe siècle et elle est ici documentée dès la mort du saint, ce qui rend la chaîne de conservation lisible. L'épisode révolutionnaire, avec le transfert à Turin en 1789 et le retour à Lyon en 1805, est rapporté de façon concordante par la Congrégation de la Mission et par les publications de la famille vincentienne. Aucune destruction n'est signalée pour cette relique, à la différence des reliques de sainte Geneviève. Le lecteur notera que la localisation habituelle rue du Bac peut être temporairement modifiée lorsque la relique part en pèlerinage.
Depuis quand elle est là
Prélèvement documenté dès 1660 et reliquaire attesté par le don de la duchesse d'Aiguillon. Le retour en France est daté du 1er janvier 1805; la présence habituelle rue du Bac est celle attestée par la congrégation et la famille vincentienne aujourd'hui, la relique ayant voyagé lors de pèlerinages.
Le reliquaire
Reliquaire d'orfèvrerie exposé au-dessus de l'autel dédié à saint Vincent de Paul, dans la chapelle du 140 rue du Bac. Le premier reliquaire d'argent avait été offert par la duchesse d'Aiguillon peu après 1660.
La voir
Ostension permanente aux heures d'ouverture de la chapelle, tous les jours, avec interruption quotidienne d'environ 13h à 14h30 sauf le mardi et fermeture annuelle de trois semaines à partir du lundi suivant l'Épiphanie. La relique peut être absente lorsqu'elle est prêtée pour un pèlerinage.
Ailleurs, du même saint
Les reliques d'un saint sont souvent dispersées, et plusieurs lieux revendiquent parfois la même. Nous les présentons côte à côte sans trancher.
- Corps de saint Vincent de Paul · Chapelle Saint-Vincent-de-Paul de la maison-mère des Lazaristes, Paris
Fiche vérifiée le 2 septembre 2026. Une ostension, un transfert ou une expertise récente nous intéressent : signalez-les.
Sources consultées pour cette fiche :