Terre de Saints
Relique de la Vierge Vierge Marie

La Sainte Ceinture de la Vierge du Puy-Notre-Dame

Collégiale Notre-Dame · Le Puy-Notre-Dame, Maine-et-Loire

Fragment de ceinture attribué à la Vierge, rapporté de Terre sainte au début du XIIe siècle et à l'origine d'un pèlerinage angevin qui a repris ces dernières années. Il est conservé à la collégiale Notre-Dame du Puy-Notre-Dame, en Saumurois.

Ce que l'on voit

Un fragment textile étroit, d'environ deux centimètres huit de largeur, monté dans un ensemble de présentation composé de deux enveloppes et de la relique elle-même. Le montage comporte deux loupes permettant l'observation et deux fermaux d'orfèvrerie aux extrémités. L'enveloppe extérieure est de satin brodé, l'intérieure de satin uni ; l'ensemble mesure cent soixante centimètres de long pour cinq de large.

Son histoire

La tradition rapporte que Guillaume IX, duc d'Aquitaine, rapporta de Terre sainte vers 1100 une ceinture de la Vierge que lui avait remise le patriarche de Jérusalem, et qu'elle fut déposée dans l'église du Puy. L'église gothique actuelle, à trois nefs de même hauteur et voûtes angevines, est construite dans la première moitié du XIIIe siècle et achevée vers 1251, vraisemblablement pour servir d'écrin à la relique. Le premier document qui cite la ceinture est un inventaire de 1391. Louis XI érige l'église en collégiale par lettres patentes du 21 janvier 1481, confirmées par bulle de Sixte IV en 1483. La reine Anne de Bretagne aurait emprunté la relique en 1495. Disparue à la Révolution, la ceinture est restituée à la fabrique en 1802. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862, le reliquaire au titre objet en 1902. Le pèlerinage, très suivi au Moyen Âge puis tombé dans l'oubli, a été relancé ces dernières années à l'initiative du clergé local.

Ce que l'on sait de son authenticité

Aucune analyse scientifique du textile n'est documentée. Ce qui est établi par les documents est la présence de la relique dans l'église depuis la fin du XIVe siècle et l'importance du culte, attestée par la construction d'un édifice gothique de grande ampleur dans un village et par l'érection en collégiale par Louis XI. L'attribution à la Vierge relève de la tradition. Plusieurs sanctuaires revendiquent une ceinture de la Vierge, notamment Prato en Toscane et Quintin en Bretagne.

Depuis quand elle est là

La présence de la relique au Puy-Notre-Dame est documentée depuis l'inventaire de 1391. L'attribution à Guillaume IX d'Aquitaine vers 1100 relève de la tradition et n'est pas appuyée par un acte contemporain. La restitution à la fabrique après la Révolution est documentée pour 1802.

Le reliquaire

Ensemble de présentation composé de deux enveloppes de satin, de deux loupes de 1638 dues à l'orfèvre royal Roberdot et de deux fermaux réalisés vers 1537 par Matthieu Dupont, orfèvre à Saumur ; l'enveloppe extérieure a été refaite le 8 août 1923 par deux religieuses angevines. Classé au titre objet en 1902.

La voir

La collégiale est ouverte à la visite. Un pèlerinage de la Sainte Ceinture a été relancé et se tient annuellement ; les dates varient d'une année sur l'autre et sont à vérifier auprès de la paroisse ou du diocèse d'Angers.

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Les reliques d'un saint sont souvent dispersées, et plusieurs lieux revendiquent parfois la même. Nous les présentons côte à côte sans trancher.

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