Terre de Saints
Corps saint Catherine Labouré

Corps de sainte Catherine Labouré

Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse · Paris, Paris

La chapelle des Filles de la Charité, au 140 rue du Bac dans le 7e arrondissement, conserve le corps de sainte Catherine Labouré, morte en 1876. Il repose dans une châsse vitrée placée sous l'autel de la Vierge au globe, sur le côté droit du sanctuaire.

Ce que l'on voit

Le visiteur voit un corps entier revêtu de l'habit et de la cornette des Filles de la Charité, allongé dans une châsse de bronze doré fermée de verre, à hauteur de regard sous l'autel latéral de la Vierge au globe. Le reliquaire porte des émaux bleus qui évoquent les apparitions de 1830 et le monogramme de la médaille miraculeuse. Plusieurs relations de la translation de 1933 indiquent qu'une légère couche de cire a été appliquée sur le visage avant l'exposition permanente, précision que les pages officielles de la chapelle et de l'Association de la Médaille miraculeuse ne reprennent pas. Le corps de sainte Louise de Marillac se trouve dans la même chapelle, du côté opposé, et le reliquaire du cœur de saint Vincent de Paul non loin.

Son histoire

Catherine Labouré, née le 2 mai 1806 à Fain-lès-Moutiers, entre chez les Filles de la Charité en 1830 et passe la plus grande partie de sa vie religieuse à l'hospice d'Enghien, rue de Reuilly, où elle meurt le 31 décembre 1876. Elle est inhumée le 3 janvier 1877 dans un caveau situé sous la chapelle de cette maison, ses supérieures ayant obtenu l'autorisation de garder la dépouille sur place. Le 21 mars 1933, en vue de la béatification décidée par Pie XI, le caveau est ouvert et le corps est reconnu en présence du cardinal Verdier, archevêque de Paris, de médecins, de prêtres et de sœurs. Après la béatification du 28 mai 1933, le corps est transporté au 140 rue du Bac et installé sous l'autel de la Vierge au globe, dans la chapelle même des apparitions. Pie XII la canonise le 27 juillet 1947. Depuis 1933, la châsse n'a pas quitté cet emplacement.

Ce que l'on sait de son authenticité

La chaîne de conservation est courte et bien documentée: sépulture unique de 1877 à 1933, puis translation surveillée par l'autorité diocésaine. Le procès-verbal de la reconnaissance du 21 mars 1933 rapporte un corps trouvé entier et souple, plus de cinquante-six ans après la mort, dans un caveau que les relations décrivent comme humide. Ce constat, rapporté par les témoins et par la congrégation, a été versé au dossier de béatification; l'Église ne l'a pas érigé en miracle reconnu et il n'appartient pas à cette notice de le trancher. Sur la question de la cire, les sources divergent: des relations de la translation mentionnent une fine couche appliquée sur le visage, ce que les publications officielles du sanctuaire ne confirment ni ne démentent. Le corps n'a pas subi la reconstitution complète pratiquée pour saint Vincent de Paul ou sainte Louise de Marillac, dont les squelettes sont recouverts d'une effigie.

Depuis quand elle est là

Présence documentée au 140 rue du Bac depuis la translation de 1933, à l'occasion de la béatification. Auparavant, la sépulture est documentée sans interruption depuis l'inhumation du 3 janvier 1877 dans le caveau de la maison de Reuilly.

Le reliquaire

Châsse de bronze doré fermée de verre, réalisée pour la translation de 1933, ornée d'émaux bleus rappelant les apparitions et le monogramme de la médaille miraculeuse. Elle est placée sous l'autel de la Vierge au globe, à droite du sanctuaire.

La voir

Ostension permanente, la châsse étant visible aux heures d'ouverture de la chapelle, tous les jours, avec une interruption quotidienne d'environ 13h à 14h30 sauf le mardi. La chapelle ferme trois semaines chaque année à partir du lundi qui suit le dimanche de l'Épiphanie. Fête liturgique le 28 novembre.

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