Terre de Saints
Lieu de pèlerinageLieu d'apparition

Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse

Paris 7e, Paris · Île-de-France

En 1830, une jeune novice des Filles de la Charité, Catherine Labouré, a rapporté plusieurs apparitions de la Vierge dans la chapelle de la maison mère, rue du Bac, dont la demande de faire frapper une médaille. Le lieu est aujourd’hui l’un des sites religieux les plus visités de Paris.

Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, Paris 7e, Paris
Statut ecclésial

Culte autorisé

Aucun jugement formel sur le caractère surnaturel des apparitions n’a jamais été rendu. Le confesseur de la voyante, le père Jean-Marie Aladel, a refusé de la livrer à Mgr Hyacinthe-Louis de Quélen, archevêque de Paris, qui voulait l’interroger : l’anonymat de Catherine Labouré a rendu l’enquête canonique impossible. Le procès ouvert en 1835 par l’officialité de Paris a porté sur la médaille, non sur les apparitions, et s’est conclu en 1836 sans statuer sur celles-ci. Le culte, lui, est pleinement autorisé : approbation puis diffusion de la médaille, fête liturgique du 27 novembre accordée en 1894, béatification de Catherine Labouré par Pie XI le 28 mai 1933 et canonisation par Pie XII le 27 juillet 1947.

Le récit

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, Catherine Labouré dit avoir été conduite à la chapelle pour un long entretien avec la Vierge. Le 27 novembre suivant, elle la décrit debout sur un globe, des rayons jaillissant de ses mains, entourée d’une invocation en lettres d’or, avec la demande de faire frapper une médaille sur ce modèle. Le père Aladel tarde, puis obtient l’accord de son supérieur, et les premières médailles sortent en juin 1832, en pleine épidémie de choléra à Paris. La diffusion est fulgurante et les récits de grâces attribuées à la médaille lui valent son surnom populaire. Catherine Labouré, elle, a gardé l’anonymat jusqu’à sa mort en 1876 : son identité de voyante n’a été publiquement établie qu’ensuite.

Aujourd'hui

La chapelle du 140 rue du Bac est ouverte tous les jours : on y trouve la châsse de sainte Catherine Labouré, celle de sainte Louise de Marillac, le fauteuil de la première apparition, un comptoir de médailles et un flux continu de confessions et de neuvaines. La fête de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, le 27 novembre, rassemble des messes toute la journée. Les estimations de fréquentation, entre deux et trois millions de visiteurs par an, viennent de la presse et de l’office de tourisme et non d’un comptage de la congrégation, mais elles font de la rue du Bac le deuxième lieu de pèlerinage français après Lourdes.

Les reliques d'ici

  • Corps saint

    Corps de sainte Catherine Labouré

    La chapelle des Filles de la Charité, au 140 rue du Bac dans le 7e arrondissement, conserve le corps de sainte Catherine Labouré, morte en 1876. Il repose dans une châsse vitrée placée sous l'autel de la Vierge au globe, sur le côté droit du sanctuaire.

  • Corps saint

    Corps de sainte Louise de Marillac

    Les restes de sainte Louise de Marillac, cofondatrice des Filles de la Charité morte en 1660, sont conservés au 140 rue du Bac, dans la chapelle de la maison-mère. Ils reposent dans une châsse d'orfèvrerie placée dans la nef latérale gauche, en vis-à-vis du corps de sainte Catherine Labouré.

  • Cœur

    Cœur de saint Vincent de Paul

    Le cœur de saint Vincent de Paul, prélevé après sa mort en 1660, est conservé séparément de son corps, au 140 rue du Bac, dans la chapelle des Filles de la Charité. Le reliquaire est exposé au-dessus de l'autel dédié au saint, à quelques centaines de mètres de la châsse qui abrite ses ossements rue de Sèvres.