Corps de sainte Louise de Marillac
Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse · Paris, Paris
Les restes de sainte Louise de Marillac, cofondatrice des Filles de la Charité morte en 1660, sont conservés au 140 rue du Bac, dans la chapelle de la maison-mère. Ils reposent dans une châsse d'orfèvrerie placée dans la nef latérale gauche, en vis-à-vis du corps de sainte Catherine Labouré.
Ce que l'on voit
On voit un gisant revêtu de l'habit des Filles de la Charité, allongé dans une châsse d'orfèvrerie fermée de verre. Sous ce vêtement se trouve le squelette de la sainte, reconstitué lors de la reconnaissance de 1905 et recouvert d'une effigie de cire. Le visage de cire a été modelé d'après un portrait ancien de Louise de Marillac, ce qui explique la ressemblance des traits. Il ne s'agit donc pas d'un corps préservé visible en tant que tel, mais d'ossements authentifiés présentés sous une effigie.
Son histoire
Louise de Marillac, née le 12 août 1591, meurt à Paris le 15 mars 1660 et est inhumée deux jours plus tard dans la chapelle Saint-Domnole, aujourd'hui chapelle Saint-François-de-Sales, de l'église Saint-Laurent, sa paroisse, voisine de la maison des Filles de la Charité. Vingt ans après sa mort, son fils Michel obtient le remplacement du cercueil de bois par un cercueil de plomb. En 1755, les restes sont transférés dans la chapelle de la maison des Filles de la Charité. Pendant la Révolution, une sœur rachète le cercueil et le met à l'abri dans la cave d'une maison particulière; il est déplacé en 1797 chez la supérieure, puis en 1802 à la maison-mère de la rue du Vieux-Colombier, et enfin en 1815 au 140 rue du Bac quand la communauté s'y installe. Le corps est reconnu en 1905 pour le procès de béatification, qui aboutit le 9 mai 1920 sous Benoît XV; Pie XI canonise Louise de Marillac le 11 mars 1934, et les restes sont alors placés dans la châsse actuelle avec l'effigie que l'on voit aujourd'hui.
Le parcours des restes est retracé de manière continue par les archives de la congrégation: sépulture de 1660, cercueil de plomb vers 1680, translation de 1755, mise à l'abri révolutionnaire puis déplacements de 1797, 1802 et 1815. La reconnaissance canonique de 1905 a été conduite en vue du procès de béatification et a donné lieu à la reconstitution du squelette. Les publications de la congrégation ne signalent pas de perte de restes pendant la Révolution, contrairement au cas de sainte Geneviève; ce sont donc des ossements et non un corps conservé qui sont vénérés. L'effigie de cire est un habillage moderne, postérieur à la canonisation de 1934, et non une relique.
Depuis quand elle est là
Présence documentée au 140 rue du Bac depuis 1815, date de l'installation de la maison-mère des Filles de la Charité à cette adresse. La chaîne antérieure est documentée depuis l'inhumation de 1660 à Saint-Laurent, avec les translations de 1755 puis celles de la période révolutionnaire.
Le reliquaire
Châsse d'orfèvrerie fermée de verre, mise en place après la canonisation de 1934, contenant le squelette reconstitué recouvert d'une effigie de cire revêtue de l'habit des Filles de la Charité. Elle est placée dans la nef latérale gauche, à gauche de l'autel.
La voir
Ostension permanente aux heures d'ouverture de la chapelle, tous les jours, avec interruption quotidienne d'environ 13h à 14h30 sauf le mardi et fermeture annuelle de trois semaines à partir du lundi suivant l'Épiphanie. Fête liturgique le 15 mars.
Fiche vérifiée le 2 septembre 2026. Une ostension, un transfert ou une expertise récente nous intéressent : signalez-les.
Sources consultées pour cette fiche :- fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame-de-la-M%C3%A9daille-Miraculeuse_de_Par
- www.tombes-sepultures.com/crbst_2034.html
- www.medaille-miraculeuse.fr/billet/sainte-louise-de-marillac-2.html
- www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com/la-chapelle-aujourdhui/
- eglise.catholique.fr/saint-du-jour/15/03/sainte-louise-de-marillac/