Terre de Saints
Relique de la Passion Jésus-Christ

La Sainte Épine de Saint-Étienne

Église Sainte-Marie de la Visitation, chapelle du Magnificat · Saint-Étienne, Loire

Épine détachée de la Couronne par Louis IX lui-même et donnée à l'église du Puy-en-Velay en 1239, accompagnée d'une lettre du roi qui a été conservée. Elle se trouve aujourd'hui à l'église Sainte-Marie de la Visitation, à Saint-Étienne.

Ce que l'on voit

Une épine détachée de la Couronne conservée à Paris, présentée dans un reliquaire d'orfèvrerie du XIXe siècle avec le parchemin qui l'accompagne. La pièce la plus remarquable de l'ensemble est ce document : une lettre latine par laquelle Louis IX, le mois même où il reçoit la Couronne, accorde une épine à l'évêque du Puy. Reliquaire et parchemin sont classés au titre des monuments historiques depuis 1977.

Son histoire

En août 1239, à Sens, au moment où il vient de recevoir la Couronne d'épines venue de Constantinople, Louis IX en détache une épine et l'adresse à Bernard, évêque du Puy, ainsi qu'au doyen et au chapitre du Puy-en-Velay ; la lettre qui accompagne le don a été conservée. La relique reste au Puy jusqu'à la Révolution. L'abbé Borie, prêtre du Puy, sauve alors l'épine, la lettre royale et les copies certifiées qui en garantissent l'origine, et les emporte. Il les remet au début du XIXe siècle à la paroisse Notre-Dame de Saint-Étienne, les sources donnant 1800 ou 1805 selon les récits. Un reliquaire est commandé sous le Second Empire à l'orfèvrerie lyonnaise Armand-Caillat. En 2013, l'ensemble est installé dans la chapelle du Magnificat de l'église Sainte-Marie de la Visitation, à Saint-Étienne, où il est présenté aux visiteurs.

Ce que l'on sait de son authenticité

La provenance est ici documentée avec une précision rare : l'épine vient de la Couronne conservée par la Couronne de France depuis 1239, et le parchemin royal l'atteste. La question de l'authenticité se déplace donc entièrement sur celle de la Couronne elle-même, sur laquelle l'Église ne se prononce pas et qui n'a fait l'objet d'aucune datation publiée. Aucune analyse botanique de l'épine n'est documentée.

Depuis quand elle est là

La donation est documentée par la lettre latine de Louis IX d'août 1239, conservée avec la relique, ce qui est un cas exceptionnel de relique accompagnée de son acte de donation d'origine. La présence à Saint-Étienne est documentée depuis le début du XIXe siècle, à la suite du sauvetage opéré par l'abbé Borie.

Le reliquaire

Reliquaire d'orfèvrerie réalisé dans la seconde moitié du XIXe siècle par la maison lyonnaise Armand-Caillat, classé au titre des monuments historiques en 1977 avec le parchemin de saint Louis.

La voir

Présentée dans la chapelle du Magnificat de l'église Sainte-Marie de la Visitation depuis 2013, avec des dévoilements organisés ponctuellement par la paroisse et l'association des Amis de l'église. Modalités à vérifier auprès de la paroisse.

Ailleurs, du même saint

Les reliques d'un saint sont souvent dispersées, et plusieurs lieux revendiquent parfois la même. Nous les présentons côte à côte sans trancher.

Toutes les reliques