Terre de Saints
Relique de la Passion Jésus-Christ

Le Clou de la Passion de Notre-Dame de Paris

Cathédrale Notre-Dame de Paris · Paris, Paris

Clou de fer de neuf centimètres que la tradition rattache à la crucifixion, longtemps conservé à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Il est aujourd'hui à Notre-Dame de Paris, avec la Couronne d'épines et le fragment de la Vraie Croix.

Ce que l'on voit

Un clou de fer d'environ neuf centimètres, sans tête, très corrodé. Il ne s'agit pas du clou acquis par Louis IX pour la Sainte-Chapelle, dont la trace est perdue, mais d'une relique d'une autre provenance, entrée dans la cathédrale au XIXe siècle.

Son histoire

La tradition fait venir ce clou du trésor du Saint-Sépulcre de Jérusalem et le dit offert à Charlemagne en 799. Il est conservé à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, où il est vénéré jusqu'à la Révolution. En 1828, il est transféré à Notre-Dame de Paris et placé dans un reliquaire neuf réalisé par l'orfèvre Jean-Pierre Famechon. Il rejoint ainsi le fonds des reliques de la Passion du trésor de la cathédrale, aux côtés de la Couronne d'épines et du fragment de la Vraie Croix. Comme elles, il est évacué lors de l'incendie du 15 avril 2019 et mis en dépôt au musée du Louvre, avant de revenir à la cathédrale pour la réouverture de décembre 2024.

Ce que l'on sait de son authenticité

Aucune analyse métallographique publique n'est documentée. Le nombre de clous de la Passion revendiqués en Europe est très supérieur à ce que la crucifixion suppose, fait relevé de longue date par les historiens et par des auteurs ecclésiastiques eux-mêmes. L'Église autorise la vénération sans garantir l'origine matérielle de l'objet ; les documents attestent une conservation parisienne continue depuis le Moyen Âge, non l'identification au clou de la crucifixion.

Depuis quand elle est là

Sa présence à Notre-Dame de Paris est documentée depuis 1828, date de son transfert depuis Saint-Germain-des-Prés et de la confection de son reliquaire par Famechon. La chaîne antérieure, jusqu'à Charlemagne, repose sur la tradition de l'abbaye et non sur des actes contemporains.

Le reliquaire

Reliquaire réalisé en 1828 par l'orfèvre parisien Jean-Pierre Famechon, aujourd'hui abrité dans la châsse-reliquaire de Sylvain Dubuisson, chapelle axiale de la cathédrale.

La voir

Visible dans la châsse de la chapelle axiale aux heures d'ouverture de la cathédrale ; présenté avec la Couronne d'épines lors des vénérations du premier vendredi du mois et du Vendredi saint.

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